crise d'octobre et loi sur les mesures de guerre

Il s’agit ici de concevoir que l’application de la Loi sur les mesures de guerre n’est pas un outil pour défendre l’État face à un assaut, mais bien une arme utilisée pour soumettre un peuple et écorcher son mouvement nationaliste. On leur refuse les journaux, le papier, les rasoirs, les cigarettes, les crayons et même la douche. Musée McCord, http://www.mccord-museum.qc.ca/scripts/explore.php?Lang=2&tableid=11&elementid=105__true&contentlong (consulté le 8 septembre 2014), [16] Ageron, Charles-Robert. Il y a 40 ans, le 16 octobre 1970, le gouvernement fédéral de Pierre Elliott Trudeau promulguait la Loi sur les mesures de guerre. Ensuite, les évènements ont obligés le gouvernement Trudeau à mettre en branle une vaste opération de légitimation de l’État dans le but d’établir une justification de l’application de la Loi des mesures de guerre. Il en va de même pour Robert Stanfield, chef de l’opposition officielle à Ottawa lors de la Crise, qui croit que le gouvernement a le devoir de protéger son pays et ses institutions face à une menace armée[91]. Cette demande reflète l’essence même du mouvement que représente le Front de Libération du Québec, c’est-à-dire l’amélioration du niveau de vie des travailleurs québécois. Chez Aquin, la Révolution n’a qu’un seul but : mener à la création d’un Québec État-nation. Dans la mesure où l’on peut reconnaitre les évènements, Brault reste toutefois dans l’ambiguïté à propos à propos de ceux-ci. Cependant, lorsque le maire Drapeau tient ses élections municipales (en pleine Crise ? Le Québec avait besoin de s’affranchir de la domination canadienne. Postface et notes par Christophe Horguelin, Lux Éditeur, 2010, p. 50, [3] Warren, Jean-Philippe. Son organisation est puissante, il n’est qu’un criminel de droit commun doublé d’un anarchiste. Déclarant qu'il était plus pressant que jamais pour le Québec d'obtenir la souveraineté, Bernard Landry a ajouté que la rebuffade subie il y a quelques jours par le Canada lors de l'attribution de sièges temporaires au Conseil de sécurité de l'ONU prouve que la réputation canadienne à travers le monde n'est plus ce qu'elle a déjà été. Le mouvement prit de l’ampleur et on assista à la création d’un réel mouvement social en faveur des détenus. L’œuvre de Michel Brault, Les Ordres, réalisé quelques années après la Crise témoigne de la validité de notre thèse. Fondements historiques du Québec contemporain. Tel qu’indiquer, le corps du ministre est découvert dans le coffre d’un Chevrolet vert près de l’aéroport de Saint-Hubert. Mesures de guerre. Là était présent le totalitarisme, car il y avait convergence du pouvoir ainsi que domination. Suite à l’étude du contexte historique, soit la Révolution tranquille, du corpus artistique, le film Les Ordres de Michel Brault, et des réflexions faites par les témoins de l’époque et les chercheurs d’aujourd’hui, nous en viendrons à la conclusion que le gouvernement Trudeau a fait usage de la violence politique afin de briser le mouvement de contestation de plus en plus fort au Québec depuis les années soixante. C’est toute une génération qui sera marquée par le climat de suspicion et de tension causé par la Loi des mesures de guerre. Ces questions ne forment qu’une infime partie du débat complexe qu’engendre l’étude de la Crise. C’est avec cette attitude de chef charismatique et fort, mais également ferme, qu’il entre dans la Crise qui secoue le Québec en 1970. »[78] Il faut garder en tête que le mouvement nationaliste est d’abord issu du mouvement ouvrier. Pour arriver à former ces visions de la Crise, nous ferons appel à divers témoins de l’époque tels William Tetley, Francis Simard, Louis Fournier, Pierre-Elliott Trudeau, Fernand Dumont et autres. 4ème édition, Montréal, Chenelière Éducation, 2013, 243 pages, Simard, Françis. Durant la journée, Pierre Laporte écrit à Robert Bourassa, l’enjoignant de libérer les détenus felquistes en échange de sa libération. Les enfants vont chercher la voisine qui s’offusque d’un tel traitement fait à une honnête citoyenne come Marie. C’est à son retour qu’il signera son plus grand film de cinéma direct : Pour la suite du monde(1963). Dans les années qui suivirent, la GRC effectua diverses actions afin d’incriminer un Front de Libération du Québec supposément revenu en service. Utilisant comme ligne directrice l’application du Règlement sur la Loi des mesures de guerre par le gouvernement fédéral, nous avons regroupé les penseurs et les théories sous quatre « écoles de pensée » abordant la Crise d’octobre. En conférence de presse à 17h30, le Québec apprend qu’en échange de la libération de Cross, le gouvernement est prêt à donner un sauf-conduit vers n’importe quel pays aux ravisseurs et à libérer de façon conditionnelle certains prisonniers politiques. De ce fait, c’est également une époque marquée par l’essor considérable de la répression gouvernementale envers les groupes révolutionnaires, sociaux ou indépendantistes. L’intention première de Michel Brault est donc de montrer une réalité précise. Montréal, VLB Éditeur, 1990, p. 187, [79] Langlois, Georges et al. Le silence de la nuit est brisé par le tapage des gendarmes qui cognent simultanément aux portes avant et arrière. La scène s’ouvrant sur la demande du maire Drapeau d’obtenir des pouvoirs supplémentaires pour faire face à « l’insurrection appréhendée », elle se poursuit dans l’appartement de la famille Boudreau. D’abord, il est possible de se demander pourquoi le Québec connait une Crise ? D’un point de vue social, la décennie 1970 qui s’est ouverte sur l’essor d’une prise de conscience sur l’attitude du gouvernement fédéral envers le peuple québécois s’est terminée par un désengagement envers la notion de « prisonnier politique » au sens individuel ou national. Ce récit fictif est cependant basé sur le recensement de cinquante témoignages de véritables personnes détenues pendant la Crise. Violences politiques, Europe et Amérique, 1960-1979. Par la suite, l’analyse couvrira la Révolution tranquille au Québec durant la décennie 1960 avant de s’attarder en partie sur la décennie suivante, c’est-à-dire les premières années de 1970. On apprendra plus tard qu’ils étaient cachés derrière l’un des murs du logement. Depuis le début de la décennie 1960, les francophones du Québec prennent conscience de l’inégalité des droits, des salaires et des avantages qu’ils possèdent face à la bourgeoisie anglophone. Outremont, Carte Blanche, 2010, 139 pages et Tetley, William. Le 11 octobre, alors que le cabinet Bourassa dans son ensemble assiste à une réunion portant sur la crise, Julien Chouinard, secrétaire général du cabinet québécois, s’entretient avec Gordon Robertson, greffier du Conseil privé d’Ottawa, afin de lui communiquer la difficulté pour les autorités du Québec de garder prisonnier les présumés felquistes arrêtés depuis le 5 octobre. Paris, First-Gründ, 2012, 394 pages, Bélanger, Yves, Robert Comeau, et Céline, Métivier. C’est donc l’idéologie de la peur, celle de la destruction de l’état et du « maintien de la paix » qui domine cette interprétation que l’on retrouve essentiellement chez les fédéralistes. Il ne donne aucune date, aucun nom de ville et prend soin de ne pas nommer les personnalités connues de la Crise d’octobre(exemples : le ministre de la Justice, le maire de la ville). Luttes de classes et questions nationale au Québec, 1948-1968. Loc. Pour en finir avec Octobre. L’Histoire du Québec pour les nuls. Au total, on procède à quelques 3068 fouilles, dont les résultats seront loin de corroborer l’idée d’une « armée felquistes », et 497 arrestations, dont la moyenne d’emprisonnement sera approximativement d’une semaine[99]. D’un point de vue artistique, les années 60 jusqu’à la fin 70 sont marquées par le développement du cinéma documentaire. Les Pierre Bourgeault, Michel Chartrand, Gaston Miron et Gérald Godin du Québec sont enfermés sans nulles autres soupçons que leurs idées opposées au système en place[98]. En résumé, l’État possède le monopole de la violence. Paris, La Découverte, 2003, 152 pages, Warren, Jean Philippe. Dans les années 60, alors que le mouvement de la décolonisation grandit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale[16], l’indépendance du Québec devient légitime face au colonialisme anglais. Les Ordres parait sur les écrans en septembre 1974, c’est-à-dire presque quatre années après la Crise. Alors qu'il était étudiant à Montréal, à l'Université McGill, Jack Layton s'est rappelé que le climat était tendu sur le campus et dans les rues de la métropole. Bien que ce soit pour cette raison que l’on nomme ainsi la décennie 1960 au Québec, dix ans semblent trop courts pour établir un changement social aussi drastique que celui effectué à partir de l’élection du gouvernement Lesage. « Octobre 1970 : 20 ans : entretien avec Jean-Paul Sartre », Moebius : écriture / littérature, n◦ 46, 1990, p. 7-18, Mussi, Sébastien. La crise d’octobre et les médias : le miroir à dix faces. Ce balancement entre les faits et la fiction est à la source d’une des particularités du film : la narration. Weber explique clairement ces états de légitimité par le fait que « toute socialisation passe par une forme de domination, d’adhésion proche de la soumission volontaire qui dépend des qualités que le dominé prête à celui qui commande. »[72] On retrouve chez Dumont une critique virulente de la coupure entre l’ancien et le nouveau régime. Le désir de vaincre la doctrine coloniale est au cœur même de ces revendications. L’activisme de Lemieux rend difficile la négociation qui aboutit à un refus. L’étude portera essentiellement sur la légitimité du gouvernement Trudeau et sur les réels objectifs derrière son application des mesures de guerre. De cette façon, les autorités s’assurent de briser la force du mouvement en question. [96] Lacoursière, Jacques. Au lendemain de « l’exécution » de Laporte par la cellule Chénier, la cellule Libération s’empresse de rédiger un communiqué pour assurer qu’aucun mal ne sera fait à Cross[101]. Il serait possible de penser que Brault utilise cet aspect dans le but de donner un caractère universel, soit la répression politique, aux évènements du film tout en les campant dans le contexte facilement reconnaissable de l’Octobre québécois. Bédard, Éric. Il passera justement quelques temps en France où il travaillera avec la réalisatrice Annie Tresgot, le réalisateur Mario Ruspoli et le photographe William Klein, tous trois figures emblématiques du cinéma et de la photographie français des années 1960, avant de revenir au Québec. Plus loin encore, c’est le début d’une considération à l’échelle nationale, la naissance du « Nous, les Québécois » et la disparition du « Canadiens-Français ». Au … Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2000, 312 pages, Weber, Max. Un peu partout dans le monde, on retrouve un idéal de libération et d’indépendance où la violence semble être l’unique façon d’arriver à terme.

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